Axe Sud - Ecole supérieur d'arts Graphiques et de Communication visuelle à Marseille et Toulouse

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Le livre et le numérique

C’est au Signe, Centre National du Graphisme et sous la neige que les étudiants des Ecoles de Condé ont été chaleureusement accueillis par Susanne Schroeder, Chargée des publics. Ils ont participé à un workshop centré sur le livre, le codex et son avenir à l’ère numérique, avec l’intervention de graphistes reconnus, Etienne Mineur et Fanette Mellier. Une semaine intense de rencontres en plein cœur de Chaumont, relatées par nos trois étudiants d’Axe Sud, Olivia Baudens, Pauline Lacroix et Arthur Bonniel.

 

Quels ont été les temps forts de ce workshop ?

 

Pauline : L’arrivée au Signe indubitablement. Un très beau lieu avec en surcroît, la neige, le verglas… Avec à l’intérieur, un atelier de création, ce dont tout étudiant en graphisme rêve d’avoir chez lui ! Une palette de papiers et de la risographie à disposition.

 

 Centre national du graphisme Le Signe

 

Arthur : Les rencontres avec les autres étudiants qui nous ont rejoint là-bas. Les fous rires et tous les échanges avec les passionnés du graphisme, Etienne Mineur, Fanette Mellier, Catherine Guiral qui nous a présenté l’exposition sur Pierre Faucheux.

 

Olivia : La visite guidée de l'exposition Typographic Masonry de Richard Niessen, graphiste et artiste hollandais a été un très grand moment. Cinq installations monumentales dont l’architecture va rester gravée dans mon esprit. Et aussi, la soutenance du dernier jour qui a permis de découvrir les travaux des autres équipes.

 

 centre national du graphisme

 

Quelles recherches/créations avez-vous réalisées avec votre équipe sur place ?

 

Arthur : 2. J’ai décidé de réaliser un livre autour des expressions idiomatiques qui traitent du livre lui-même. Clairement, j’avais une idée mais je n’arrivais pas à la concrétiser. J’ai trouvé la solution grâce aux conseils des deux intervenants qui nous ont accompagné toute la semaine et à des « pointures » du monde du graphisme comme Fanette Mellier et Etienne Mineur. Chaque page est consacrée à une expression. Une mise en page plus ou moins abstraite laisse paraitre des indices qui nous permettent de découvrir l’expression dont il est question, qui est ensuite entièrement révélée grâce à une application mobile.

 

 centre national du graphisme

 

Pauline : Eu regard au thème, le livre à l’ère numérique, nous avons voulu, avec mes deux co-équipières, Charlotte, illustratrice parisienne et Maïa, graphiste lyonnaise, mettre en avant le papier et l’authenticité du livre. Nous sommes parties sur les voies de l’encyclopédie et plus particulièrement de Wikipedia qui recoupent un nombre infini d’informations et de voix pour les retrouver, recouper, compléter… ou infirmer ! Notre solution devient un pliage original, qui déploie des jeux de recto-verso, des mots coupés pour jouer avec le lecteur, le laisser en suspens ou découvrir d’autres pistes. Cette avancée de mots en mots est possible sur l’écran avec la souris. Nous avons créé un exemple en partant du mot Adventive pour déboucher sur le mot Méthane.

 

 centre national du graphisme

 

centre national du graphisme

 

Olivia : J'ai fait équipe avec Myriam El Rharchi, de l'école Axe Sud Toulouse. Notre passion pour Tolkien et l'univers du Seigneur des Anneaux nous a réunie. Nous avons décidé de revisiter le Hobbit uniquement de manière typographique facilitée par l’identité du roman créée par Tolkien. C’est ainsi que nous avons décidé de mettre en valeur les différentes langues inventées par l’auteur au travers d’illustrations, de recherches ludiques - textes à trous, révélations d’écriture par la lumière ou des calques… Une application portable permet de traduire les différents passages écrits dans des langues étrangères tels que le quenya, le sindarin, le khuzdul ou le noir parler… L’idée est de rendre cette lecture plus ludique et plus participative pour le lecteur.

 

 

Qu’avez-vous appris de ces 5 jours de workshop ?

 

Arthur : Notre métier n’est pas que des techniques de fabrication ou de création. C’est aussi, des relations humaines, des échanges d’expériences. Ça permet de se dépasser !

 

Pauline : Le travail en équipe est un vrai booster… mais parfois c’est difficile de se comprendre, même entre graphistes ! ça donne à réfléchir… Un tel workshop permet de gagner en maturité, confiance en soi et forcément en curiosité.

 

Olivia : Tout était nouveau pour moi. Réaliser mon premier workshop dans un lieu aussi fort que le Graphisme au Centre National du Graphisme a été une vraie opportunité professionnelle, culturelle mais surtout humaine.

 

 

 

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