

La société existe depuis plus de 20 ans ; commercialise un parc de plus de 600 panneaux grands formats sur les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse. RDD est dirigée par Michel Devaux son créateur. L’engagement de RDD dans les arts a commencé en 1988 par des espaces laissés à l’imagination des artistes de tous tendances.
RDD est membre du club art et entreprise dont l’objet est de promouvoir les rapports entre le monde artistique (tous domaines confondus , musées, aussi bien que festival de Marseille ou festivals de pianos) et l’entreprise.
« Affranchis-toi, sois responsable de ta propre vie et respecte les autres. »
Ces quelques mots résument à eux seuls, la pensée véhiculée par le Hip-Hop.
Né à New York (plus particulièrement dans le Bronx et à Brooklin), le Hip-Hop est en fait composé de quatre disciplines : le Rap, une succession de textes scandés (ni chantés ni parlés) par les MC’S sur des rythmiques instrumentales ; le Break Dance, un mélange de figures spectaculaires pratiquées par les B Boys et empruntées à la gym aérobic, l’acrobatie, la capoeira, la danse africaine et aux arts martiaux ; le Dee Jing, qui est à la base de l’animation pour les B Boys et des instrus pour les MC’S (le DJ est considéré comme l’empereur de la scène) et enfin, le Graff, une forme d’expression artistique urbaine.
Ces quatre mouvements, au départ indépendants, ont été réunis par Afrika Bambaataa, fondateur de la « Zulu Nation », un des plus grands collectifs au monde. En argot, Hip-Hop pourrait se traduire par quelque chose comme « être cool et libre en se défiant. »
Les défis que se lancent différents groupes peuvent être de nature littéraire (pour le Rap), physique (pour le Break Dance), technique (pour le Dee Jing) ou encore artistique (pour le Graff). Le graff : de la naissance à la reconnaissance…
Attardons-nous quelques instants sur les origines de ce mouvement qui s’illustre le plus souvent sur les wagons des trains et du métro. « Depuis toujours, les murs ont été le support privilégié de projections gravées ou colorées de la part des hommes »* Ces quelques mots en disent long sur la naissance de ce phénomène qui a pris naissance il y a un peu plus de 20.000 ans (les grottes de Lascaux en sont une parfaite illustration). L’homme a en effet toujours ressenti le besoin de s’exprimer. Les graffs en tant que tels apparaissent à Philadelphie, dans le milieu des années 60, où l’on retrouve apposés un peu partout dans la ville, les noms de Cornbread et de Cool Earl. C’est toutefois dans le New York des années 70 que ce courant va se développer de manière spectaculaire et ce, grâce à un article du New York Times paru en juillet 1971 et présentant un jeune garçon d’origine grecque plus connu sous le pseudonyme Taki 183.
L’esthétisme du graff est devenu, au fil du temps, un élément de plus en plus important. De plus, les sprayeurs vont chercher à rendre unique leur signature en créant une calligraphie originale, en augmentant l’épaisseur des caractères, en décorant l’intérieur des lettres, en utilisant différentes couleurs ou encore, en l’agrémentant de petits dessins (Stay High 149 est probablement le créateur d’un des tags les plus connus au monde. Il a en effet dessiné l’homme-allumette surmonté d’une auréole qui deviendra par la suite le symbole de la série « Le Saint »). Tout cela a bien évidemment, favorisé le développement de la fresque.
Les premières sont généralement attribuées à Super Kool 223, à qui l’on doit également le « Top To Bottom », une technique qui consiste à recouvrir d’un graffiti, la surface des wagons du métro souterrain. L’année 1972 sera décisive pour cet art urbain. Hugo Martinez, professeur de sociologie à l’Université de New York va, en effet, s’intéresser de près à cette génération ainsi qu’à son potentiel artistique et créera, par la suite, la « United Graffiti Artists » (UGA), maintenant connue sous le nom de « United Urban Artists (UUA). En décembre de cette même année, il organisera au City College’s Eisner Hall, la première exposition consacrée au graff.
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